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Structure, Sémantique

Structuralisme

S’inspire du modèle linguistique pour appréhender les rapports de réalités sociales.
Une structure est « une entité de dépendances internes » (Hjelmslev)

linguistique (Saussure signifiant/signifié, Louis Hjemslev langage double implication expression/contenu [indépendants], Roman Jakobson, Noam Chomsky grammaire générative ensemble de règles linguistiques universelles au fondement de toute langue possible)

anthropologie (Lévi-Strauss primat des structures intellectuelles sur le développement social, point de vue synchronique)

psychologie (Gestalttheorie, psychologie de la forme dans les perceptions, Jean Piaget intelligence chez l’enfant)

 

Gottlob Frege (1848-1925) :

  • sens (Sinn) expression ou proposition
  • référence (dénotation, Bedeutung) objet désigné
  • représentation (Zeichen) unité mentale subjective et individuelle.

Ferdinand de Saussure (1857-1913)
origine du structuralisme,

Cours de linguistique générale (1916)

– langage, langue, parole ;

– caractère arbitraire communautaire du signe linguistique ;

– diachronie, synchronie.

CERCLE DE PRAGUE
Roman Jakobson (1896-1982, Moscou-Boston)
six fonctions dans le langage:
la fonction référentielle ou représentative, où l’énoncé donne l’état des choses. Elle est aussi dénommée sémiotique ou symbolique.
la fonction expressive, où le sujet exprime son attitude propre à l’égard de ce dont il parle.
la fonction conative, lorsque l’énoncé vise à agir sur l’interlocuteur
la fonction phatique, où l’énoncé révèle les liens ou maintient les contacts entre le locuteur et l’interlocuteur
la fonction métalinguistique ou métacommunicative, qui fait référence au code linguistique lui-même
la fonction poétique, où l’énoncé est doté d’une valeur en tant que telle, valeur apportant un pouvoir créateur.
6 éléments :
Le contexte – (fonction dénotative ou référentielle)
L’emetteur et le récepteur – (fonction expressive, fonction conative)
Le canal et le message – (fonction phatique, fonction poétique)
Le code – (fonction métalinguistique)

Sergueï Kartsevski (1884-1955, Tobolsk-Genève)
diffuse l’enseignement de Saussure qu’il suivit.
Système du verbe russe. Essai de linguistique synchronique. Prague: Imprimerie Legiografie, 1927.
Du dualisme asymétrique du signe linguistique. Travaux du Cercle linguistique de Prague 1, 1929, 88–93.
Introduction à l’étude de l’interjection // Cahiers Ferdinand de Saussure, 1941, № 1.
Sur la parataxe et la syntaxe en russe // Cahiers Ferdinand de Saussure, 1948, № 7.
Manuel pratique et théorique de la langue russe. Genève: Librairie Droz, 1956.

prince Nikolaï Sergueïevitch Troubetzkoï (1890-1938, Moscou-Vienne) fonda avec Roman Jakobson et Sergueï Kartsevski la morphophonologie (réalisation phonétique des morphèmes d’une langue en fonction des contextes dans lesquels ils apparaissent)

Roman Jakobson (1896-1982) :

Sémantique (étude du signifié, -><- syntaxe)

Sémiologie (signes et significations | Saussure)

Sémiotique (signes et significations linguistiques | Pierce)

Charles Sanders Peirce (1839-1914)
signe est une triade :

  • un représentamen (signe matériel) dénote
  • un objet (un objet de pensée) grâce à un
  • interprétant (une représentation mentale de la relation entre le représentamen et l’objet).

Charles Ogden et Ivore Richards : triangle sémiotique

  • symbole (terme, expression linguistique)
  • référence (concept, unité de pensée)
  • référent (objet, partie du monde perceptible ou concevable)

depuis Charles W. Morris, on distingue trois “dimensions” de la sémiotique :

  • la sémantique : la relation entre les signes et ce qu’ils signifient (relations internes entre signifiant et signifié ou relation externe entre le signe global et le référent) ; travaux du logicien Alfred Tarski, de Roland Barthes.
  • la syntaxe : les relations entre signes ; travaux des philosophes Gottlob Frege, Bertrand Russell, Rudolf Carnap, Richard Montague.
  • la pragmatique : la relation entre les signes et leurs utilisateurs ; travaux de Charles Peirce, William James, George Herbert Mead, John Dewey, Charles W. Morris.

4 facteurs :

  • véhicule du signe : ce qui agit comme signe
  • designatum : ce à quoi le signe réfère
  • effet produit sur un certain interprète
  • interprète : la personne pour qui le signe a fonction de signe

4 usages du signe : information, évaluation, stimulation, systématisation.

Algirdas Julien Greimas (1917-1992) linguiste et sémioticien d’origine lituanienne fondateur de la sémiotique structurale d’inspiration saussuro-hjelmslévienne et animateur du « Groupe de recherche sémio-linguistique » (EHESS/CNRS) et de l’École sémiotique de Paris. Ses principaux ouvrages sont Sémantique structurale (1966), Du sens (1970) et Du sens II (1983).

S1 et S2: axe de l’opposition
diagonales S1 et ~S1, S2 et ~S2: axes des contradictions
S1 et ~S2: implication (deixis positive)
S2 et ~S1: implication (deixis négative)
~S2 et ~S1: axe du neutre (ni l’un, ni l’autre)

Le carré sémiotique permet également d’obtenir, dans un deuxième mouvement, un certain nombre de méta-concepts, qui sont composés à partir des quatre premiers. Parmi ces méta-concepts, les plus importants sont:

S1 et S2
ni S1 ni S2

Par exemple, à partir de la paire de concepts opposés masculin/féminin, on obtient:

S1: masculin
S2: féminin
~S2: non-féminin
~S1: non-masculin
S1 et S2: à la fois masculin et féminin, c’est-à-dire hermaphrodite, bisexué
ni S1 ni S2: ni masculin ni féminin, c’est-à-dire asexué

carré logique d’Aristote représente les oppositions logiques entre les différentes propositions :

Le carré logique

Proposition notée A, universelle affirmative : « tous les x sont P »
Proposition notée E, universelle négative : « aucun x n’est P »
Proposition notée I, particulière affirmative : « quelque x est P »
Proposition notée O, particulière négative : « quelque x est non-P »

Deux propositions disposant des mêmes sujets et prédicat peuvent s’opposer par leur qualité et/ou par leur quantité. Ainsi les oppositions qui peuvent être créées sont les suivantes :

Deux propositions contradictoires sont des propositions qui s’opposent par la qualité et la quantité
Deux propositions contraires sont des propositions universelles qui s’opposent par la qualité
Deux propositions subcontraires sont des propositions particulières qui s’opposent par la qualité
Deux propositions subalternes sont des propositions qui s’opposent par la quantité

On établit ainsi le carré logique de l’opposition des propositions.

Glossaire

acception : sémème dont le sens comprend des sèmes afférents socialement normés.

actant : complexe sémique comprenant un sème casuel.

acteur : unité du niveau événementiel de la dialectique, composée d’une molécule sémique à laquelle sont associés des rôles.

actualisation : opération interprétative permettant d’identifier ou de construire un sème en contexte.

afférence : inférence permettant d’actualiser un sème afférent.

assimilation : actualisation d’un sème par présomption d’isotopie.

champ : ensemble des taxèmes pertinents dans une tâche.

cas (sémantique) : relation sémantique entre actants. Primitives sémantiques de méthode, les cas ne se confondent pas avec les fonctions morphosyntaxiques.

classème : ensemble des sèmes génériques d’un sémème.

cohérence : unité d’une suite linguistique, définie par ses relations avec son entour.

cohésion : unité d’une suite linguistique, définie par ses relations sémantiques internes

complexe sémique : structure sémantique temporaire qui résulte de líassemblage des sémies dans le syntagme (par activation et inhibitions de sèmes, mises en saillance et délétions, ainsi que par afférence de sèmes casuels). Au palier textuel, les complexes sémiques analogues sont considérés comme des occurrences de la même molécule sémique.

composant : trait sémantique. On distingue deux sortes de composants, les sèmes et les primitives.

composante : instance systématique qui, en interaction avec d’autres instances de même sorte, règle la production et l’interprétation des suites linguistiques. Pour le plan du contenu, on distingue quatre composantes : thématique, dialectique, dialogique et tactique.

connexion : relation entre deux sémèmes appartenant à deux isotopies génériques différentes.

contenu : plan du texte constitué par líensemble des signifiés.

contexte : pour une unité sémantique, ensemble des unités qui ont une incidence sur elle (contexte actif), et sur lequel elle a une incidence (contexte passif). Le contexte connaît autant de zones de localité quíil y a de paliers de complexité.

dialectique : composante sémantique qui articule la succession des intervalles dans le temps textuel, comme les états qui y prennent place et les processus qui síy déroulent.

dialogique : composante sémantique qui articule les relations modales entre univers et entre mondes.

dimension : classe de sémèmes de généralité supérieure, indépendante des domaines. Les dimensions sont groupées en petites catégories fermées (ex : //animé// vs //inanimé//). Les évaluations font partie des dimensions.

dimensionnel : relatif à une dimension sémantique.

discours : ensemble d’usages linguistiques codifiés attaché à un type de pratique sociale. Ex. : discours juridique, médical, religieux.

dissimilation  : actualisation de sèmes afférents opposés dans deux occurrences du même sémème, ou dans deux sémèmes parasynonymes.

domaine : groupe de taxèmes lié à une pratique sociale. Il est commun aux divers genres propres au discours qui correspond à cette pratique. Dans un domaine déterminé il n’existe généralement pas de polysémie.

emploi : sémème dont le sens comprend des sèmes afférents localement normés ou idiolectaux.

entour : ensemble des phénomènes sémiotiques associés à une suite linguistique ; plus généralement, contexte non linguistique.

fonction (dialectique) : interaction typique entre acteurs.

genre : programme de prescriptions positives ou négatives (et de licences) qui règlent la production et l’interprétation díun texte. Tout texte relève d’un genre et tout genre, d’un discours. Les genres n’appartiennent pas au système de la langue au sens strict, mais à d’autres normes sociales.

grammème : morphème appartenant à une classe fortement fermée, dans un état synchronique donné. Ex. : donc, -ir (dans courir).

herméneutique : théorie de líinterprétation des textes. Dans notre tradition culturelle, on peut distinguer díune part líherméneutique philologique, issue historiquement de la tâche díétablissement des textes anciens : elle établit le sens des textes, en tant quíil est immanent à la situation de communication dans laquelle ils ont été produits. Pour sa part, líherméneutique philosophique, indépendante de la linguistique, cherche à déterminer les conditions transcendantales de toute interprétation.

idiolecte : usage d’une langue et d’autres normes sociales propre à un énonciateur.

interprétant : unité du contexte linguistique ou sémiotique permettant d’établir une relation sémique pertinente entre des unités reliées par un parcours interprétatif

interprétation  : assignation d’un sens à une suite linguistique.

isosémie : isotopie prescrite par le système fonctionnel de la langue (ex.: accord, rection).

isotopant : se dit d’un sème dont la récurrence induit une isotopie.

isotopie sémantique : effet de la récurrence d’un même sème. Les relations d’identité entre les occurrences du sème isotopant induisent des relations d’équivalence entre les sémèmes qui les incluent.

lexème : morphème appartenant à une ou plusieurs classes faiblement fermées, dans un état synchronique donné. Ex.: cour- dans courir.

lexicographie : partie de la linguistique appliquée qui se consacre à la rédaction de dictionnaires.

lexicologie : étude linguistique du lexique.

lexie : groupement stable de morphèmes, constituant une unité fonctionnelle.

molécule sémique : groupement stable de sèmes, non nécessairement lexicalisé, ou dont la lexicalisation peut varier. Un ì thème î, quand il peut être défini sémantiquement, n’est autre qu’une molécule sémique).

morphème : signe minimal, indécomposable dans un état synchronique donné. Ex. : rétropropulseurs compte cinq morphèmes.

mot : groupement de morphèmes complètement intégré.

niveau événementiel : niveau de la dialectique constitué par les acteurs et les fonctions.

niveau agonistique : niveau de la dialectique constitué d’agonistes et de séquences. Seuls les récits comportent un tel niveau, hiérarchiquement supérieur au niveau événementiel.

ordre syntagmatique : ordre de la linéarisation du langage, dans une étendue spatiale et/ou temporelle. Il rend compte des relations positionnelles et des relations fonctionnelles. Ainsi, il est le site des relations contextuelles.

ordre paradigmatique : ordre de l’association codifiée. Une unité sémantique ne prend sa valeur que relativement à d’autres qui sont substituables avec elle et qui forment son paradigme de définition.

ordre herméneutique : ordre des conditions de production et d’interprétation des textes. Il englobe les phénomènes de communication, mais dépasse les facteurs pragmatiques, en incluant les situations de communication codifiées, différées, et non nécessairement interpersonnelles. Il est inséparable des situations historique et culturelle de la production et de l’interprétation.

ordre référentiel : ordre qui détermine líincidence du linguistique sur les strates non linguistiques de la pratique. Il participe à la constitution díimpressions référentielles

palier : degré de complexité. Les principaux paliers sont le morphème, le syntagme, la période, et le texte.

parcours interprétatif : suite d’opérations permettant d’assigner un ou plusieurs sens à une suite linguistique

période : unité textuelle composée de syntagmes qui entretiennent des relations de concordance obligatoire.

pertinence : activation díun sème. On distingue trois sortes de pertinence (linguistique, générique, ou situationnelle), selon que líactivation est prescrite par le système de la langue, le genre du texte, ou la pratique en cours.

phrase : structure syntaxique d’un énoncé normé.

philologie : discipline qui établit et étudie les textes à tous leurs niveaux díanalyse, la philologie est le fondement de la linguistique.

pratique sociale : activité codifiée, qui met en jeu des rapports spécifiques entre la sphère sémiotique (dont relèvent les textes), la sphère des représentations mentales, et la sphère physique.

référence : rapport entre le texte et la part non linguistique de la pratique où il est produit et interprété (plutôt quíun rapport de représentation de choses ou díétats de choses). Pour déterminer une référence, il faut préciser à quelles conditions une suite linguistique induit une impression référentielle.

réseau associatif : ensemble des relations qui permettent d’identifier la récurrence d’une molécule sémique.

rôle : valence dialectique élémentaire d’un acteur. Chaque fonction confère un rôle à chacun des acteurs qui y participent.

sémantème : ensemble des sèmes spécifiques d’un sémème.

sémème : signifié d’un morphème.

sème : élément d’un sémème, défini comme l’extrémité d’une relation fonctionnelle binaire entre sémèmes. Le sème est la plus petite unité de signification définie par líanalyse.

sème afférent : extrémité d’une relation anti-symétrique entre deux sémèmes appartenant à des taxèmes différents. Ex.: /faiblesse/ pour ‘femme’. Un sème afférent est actualisé par instruction contextuelle.

sème générique : élément du classème, marquant l’appartenance du sémème à une classe sémantique (taxème, domaine, ou dimension).

sème inhérent : sème que l’occurrence hérite du type, par défaut. Ex.: /noir/ pour ‘corbeau’.

sème spécifique : élément du sémantème opposant le sémème à un ou plusieurs sémèmes du taxème auquel il appartient. Ex.: /sexe féminin/ pour ëfemmeí.

sémie : signifié díune lexie.

sens : ensemble des sèmes inhérents et afférents actualisés dans une suite linguistique. Le sens se détermine relativement au contexte et à la situation, au sein díune pratique sociale. (cf. aussi l’article sur le « sens » de l’encyclopédie Diderot).

signification : signifié d’une unité linguistique, défini en faisant abstraction des contextes et des situations. Toute signification est ainsi un artefact.

signifié : contenu d’une unité linguistique.

sociolecte : usage d’une langue fonctionnelle, propre à une pratique sociale déterminée.

taxème : classe de sémèmes minimale en langue, à l’intérieur de laquelle sont définis leurs sémantèmes, et leur sème microgénérique commun.

taxémique : relatif à un taxème.

texte : suite linguistique autonome (orale ou écrite) constituant une unité empirique, et produite par un ou plusieurs énonciateurs dans pratique sociale attestée. Les textes sont l’objet de la linguistique.

topos : axiome normatif sous-tendant une afférence socialisée

virtualisation : neutralisation d’un sème, en contexte.

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