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Archive for février 2013

Connaissance des arts – web 2012.02.22

 

 

 

 

 

 

 

 

Le travail critique se résume à une brève présentation factuelle sans analyse.

Le texte critique est absent car il devrait entrer dans des rubriques fixées, immobilisées par la programmation internet afin de faire défiler des publications à vendre.

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Catégories :Cours, critique, web

Tobias Hume

Le compositeur et violiste anglais Tobias Hume (ca.1569-1645) s’est probablement lancé dans la composition assez tard. Même s’il fut un des meilleurs violistes de son temps, Hume n’en reste pas moins un véritable personnage de roman, une personnalité truculente, forte, inégale et excentrique. C’est peut-être ce caractère qui lui fit occuper une place particulière dans le monde des musiciens de la Renaissance, tenu éloigné des Cours Royales. Mais le Capitaine Tobias Hume était surtout un officier qui a dévoué sa vie à la carrière militaire ; il fut mercenaire pour le Roi de Suède et l’Empereur de Russie, on le retrouve à la guerre en Pologne avant de rentrer à Londres en 1629, cherchant à se faire engager par le Roi pour combattre la rébellion en Irlande. Agé d’environ 60 ans, ils trouve refuge à la Chartreuse (« Charterhouse ») de Londres, monastère servant d’hospice aux gentilshommes, officiers, ecclésiastiques nécessiteux ; il y meurt ruiné, amer et presque fou le 16 avril 1645. 


Hume fut le premier compositeur à écrire de la musique pour viole de gambe solo, à une époque où le luth est l’instrument qui domine la vie musicale. Il fut aussi le premier à utiliser des techniques tout à fait innovantes pour la pratique de son instrument, notamment le « col legno » (les cordes étant frappées avec le bois de l’archet) ou encore le « finger-plucking » (pizzicato). Ses deux œuvres majeures furent publiées à Londres en 1605 (
Musicall Humors ou The First Part of Ayres, uniquement pour viole de gambe) et en 1607 (Poeticall musicke). 
Son recueil
 Musicall Humors est un manuscrit d’une centaine de pièces plus extraordinaires les unes que les autres, ayant un caractère autobiographique évident, et certaines étant directement liées à sa carrière dans l’armée (A Souldiers Resolution, A Souldiers March, A Souldiers Gaillard…). De plus, Hume utilise toutes les ressources de l’instrument pour produire des effets sonores originaux (batailles, trompettes, tambours). Enfin, la plupart de ses compositions sont indéniablement liées à l’art de l’improvisation.


Tobias Hume est un ami de longue date de Jordi Savall qui a découvert son œuvre il y a plus de 40 ans. Le gambiste catalan a déjà consacré deux enregistrements à Hume au début des années 80 (dont un aux
Musicall Humors en 1982). Voici donc un retour, très attendu, pour ce nouvel enregistrement réalisé en 2004 pour lequel Jordi Savall a choisi de réenregistrer certaines pièces de son premier disque, ainsi que de nouvelles pièces inédites. Soldat de profession, mercenaire par nécessité, mourant pauvre et presque fou, Tobias Hume fut pourtant, comme compositeur et comme interprète, une personnalité musicale essentielle pour la viole de gambe. Jordi Savall lui rend le plus beau des hommages dans ce superbe disque qui sans nul doute marquera la discographie.

Catégories :Uncategorized

magazines US

New Yorker web 2013.02.18 Depardieu

Rubrique « Annals of Celebrity », titre « L’Étranger », auteur : Lauren Collins

New Yorker Web 2013.02.18

Rubrique « The Current Cinema », Titre : Ways to Win “A Good Day to Die Hard” and “NO.”, auteur : Anthony LaneRead

 

New Yorker 2012.02.04 62-63  New Yorker 2013.02.04 34-35 New Yorker 2013.02.04 38-39 New Yorker 2013.02.04 40-41  New Yorker 2013.02.04 68-69
New Yorker : le dessin de presse assume son lien aléatoire au contenu
La publicité est circonscrite à des pages, clairement annoncée, et même lorsqu’elle ressemble à du contenu, elle est (d)énoncée.

New Yorker 2013.02.04 32-33

Des poèmes entrecoupent les articles et prenent la place des encadrés publicitaires, informatifs ou des dessins.

New Yorker 2013.02.04 66-67

(-) Les Publicités prennent les places de choix, mais places définies par le contenu qui valorise les pages avant et après elles : 4 pages entre la couverture et le sommaire, les publicités se mettent dans les espaces d’attente.

« Courses » de The Economist sont repoussés à la fin

The Economist 203.02.02 last pages

 
Traite du livre Ike/Dick en 3/4 de pages et mentionnant qu’il est d’un ancien senior editor du New Yorker

The economist 2013.02.02 73

« Of ice and men » est au-moins un jeu de mots littéraire et le sujet traite de l’art à l’âge de glace et même des pérégrinations climatiques des hommes à cette époque, en lien avec Steinbeck ; l’art même s’intéresse aux déplacements de la faune… des hommes parce que cet art inspire aussi la production moderne d’un Picasso. La photo de l’article est celle d’une œuvre ! (pas une photo du collectionneur, ou du public)

The Economist 2013.02.02 71

les encadrés emplissent une pages si besoin, ou bien quelques lignes en-dessous de l’article (ni en face ni parmi) et donnent des informations économiques

des encadrés sont beaux, … et ne sont pas des publicités

The Economist : 2013.02.09 : Of buisenessmen and ballerinas (certaine paresse intellectuelle mais au moins dans la thématique artistique) … puis le contenu de l’article fait un parallèle entre l’événement qu’il décrit au Bolshoï et un contenu d’Opéra

The Economist 2013.02.09 60

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Classica

Classica, Archives

classica archives 2013-02

L’Express – publications, Archives

lexpress publications archives 2013-02

 

Classica n° 149, février 2013

La charte graphique et le vocabulaire sont foisonnants :
Encadrés, accroches, résumés, blocs de citation… partout et sur des sujets différents ou au mieux purement informatifs (date et lieu de concert, années de naissance, sujet, résumé, autres projets, …)
Ces éléments visuels et de vocabulaire sont basés sur un modèle exactement identique à celui des publicités : encadrés Parrtout, et mêmes logans

« Éditorial » : « Berlin 2018 : les J. O. ? Tout faux ! » Rattle quitte le Philharmonie de Berlin (rien à voir avec l’événement en couverture)

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Diapason, février 2013

Diapason Février 2013 couverture

DIAPASON, février 2013

 

154 ! pages

dimension écrasante de l’information exhaustive, fatiguant e

 

La couverture ne représentera que quelques pages du journal

 

toujours attirer, susciter l’attention par des encarts, encadrés, titres tapageurs, nouvelles rubriques, reprises de rubriques, rubriques habituelles, avec un prétexte d’actualité dans la recension du nouveau et 2 référence politique actuelles.

 

« hommages » nécrologie

« actualité têtes d’affiches » interview de stars actuelles

« éditorial » uchronie sur l’esprit français

richement illustré d’affiches et portraits d’époque

« histoire » le domaine musical

« musique en image » La musique de Watteau [titres de ses pièces : exposition à Bruxelles et Double CD chez Harmonia]

richement illustré de peinture

« ce jour-là – petites et grandes dates de l’histoire de la musique »

« l’œuvre du mois – histoire, interprétation, discographie comparée » présentation/guide d’écoute/les plus belles versions

« la chronique » difficile insertion de la musique et des arts dans la société

« spectacles à voir et à entendre » en 25 numéros et un agenda

« spectacles vus et entendus » (un petit bonhomme plus ou moins profond exprime un jugement Nous avons aimé – un peu – beaucoup – passionnément – pas du tout [aucun])

« diapason d’or »

« les 100 disques que tout mélomane doit connaître »

« Notre CD à commander » (Choix publicitaires de revenus propres : les pubs sont pour la version ipad ou pour des commandes de disques par Diapason, un peu La Redoute de la musique mais alors on se demande quels revenus peuvent être touchés d’une bonne critique ou bien simplement en revendant les disques)

« rééditions » «Une trompette éternelle», «Bons baiser d’Autriche», «Les experts», «Médée sixties», «À la surface du mythe» (déprimant, les publicités ont exactement le même langage : « Harnoncourt le magnifique ! »

« Les 200 critiques du mois » 4 diapasons Superbe Osez-le ! 3 Recommandable Ne déparera pas votre discothèque, 2 Moyen Pour fanas avant tout 2 déconseillé A quoi bon ce disque ? 1 Exécrable Évitez le piège !

« les disques de A à Z » … où en fait surgissent les publicités : de concert et de coffrets qui n’auraient pas trouvé leur place ? elles prennent un encadré toutes les x pages, puis toutes les 2 pages, toutes les pages, une demi-page, … les publicités pour le matériel sont ici, avant les pages de test matériel pour rendre plus diffus le conflit, mais aussi parce que les pages critiques sont les plus consultées.

« le coin du collectionneur »

« les DVD »

« les perles du net »

« le son » nouveaux gadgets de son, … avec un encadré sur des disques « prises de son d’exception » (lien intéressant mais en fait arbitraire)

« comparatif hi-fi » (plus rentable encore à revendre)

« diapason hi-fi d’or »

« le guide tv »

« le guide livres »

« le guide instruments »

ne font que lister des pitchs… descriptions de contexte, narrations, aucune évaluation … Trop ennemi du bien

« les disques de ma vie » William Christie avec une Bio express’ (dépend de l’intérêt de l’interviewé, aucune question n’est possible)

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Rameau, Lully

Cherchant à distribuer le blâme et l’éloge, une critique du XVIIIe siècle évacue l’étude de l’évolution historique de l’œuvre et de son interprétation lorsqu’elle écarte l’inscription historique de l’œuvre comme un défaut évident et inévitable.

« C’est le sort de ceux qui inventent, de conserver longtems un droit de supériorité sur ceux qui les suivent. Les défauts que l’infirmité de leur Siècle a mis nécessairement dans leurs Ouvrages, sont effacés par le respect qu’une antique tradition leur attire ; & la lumière des Siècles éclairés ne dissipe qu’à peine ce préjugé favorable, qui dissimule des fautes anciennes, ou déifie de vielles erreurs. Ceci ne doit point être regardé comme une insinuation maligne contre Lully. Je respecte sa gloire ; le panégériste d’un grand Homme ne doit point être le détracteur d’un autre ; loin de rabaisser les prédécesseurs de M. Rameau, je voudrois les relever, s’il étoit possible, certain qu’un suffrage unanime mettra au-dessus d’eux l’Artiste que je célèbre. »1

La méthode qui consiste à ériger des figures de génies pour y comparer tout nouveau créateur dérive d’un besoin de percevoir le temps comme une durée. Créer des génies, des écoles, des mouvements éloigne le vertige de l’infinité des instantanéités et lui substitue la préhension de tranche esthétique temporelles. Un autre moyen de ne pas être dépassé par l’instantanéité impalpable est de reconnaître le besoin de recul, de profiter d’un temps de sédimentation historique esthétique.

L’intellectualisme faisant la part entre un bon public et un mauvais public fonde sa catégorisation sur le temps de réflexion que se donnent les juges. Barthes montre l’exemple de l’opposition à l’intellectuel par une dénonciation de fonction d’intellectualisme par celui qui se revendique intelligent.

« Lully étoit certainement admirable, l’innovateur [Rameau] ne lui ressembloit pas, donc il étoit digne de mépris. Cette logique familiere à la multitude, & d’après laquelle elle juge presque toujours, sembloit autoriser ses dégoûts, & les fonder en raison ; c’en étoit plus qu’il ne falloit pour les laisser éclater librement. Parmi ces fanatiques ardens, déchaînés contre le goût qui s’introduit, quelques esprits plus mûrs & plus sages, n’étoient qu’étonnés, & ne renonçoient pas : ils écoutoient la Langue nouvelle que M. Rameau leur parloit, & tâchoient de se l’expliquer entr’eux… »2

1CHABANON, Michel : Éloge de Rameau, Imprimerie de M. Lambert, Paris, 1764, pp. 8-9.

2CHABANON, Michel : Éloge de Rameau, Imprimerie de M. Lambert, Paris, 1764, pp. 12-13.

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