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Archive for the ‘Rameau’ Category

Tragédie lyrique

Lully (1632-1687)
invente la tragédie en musique

ouverture à la française : ouverture instrumentale, prologue (allusion allégorique aux mérites du roi, même construction que les actes) cinq actes (solistes, chœurs, récitatifs, intermèdes musicaux dansés), un air instrumental conclusif (chaconne, courte dans ou passacaille, que Lully intègre même dans le cœur de l’opéra d’Armide)

Atys (1676)

livret de Philippe Quinault inspiré des Fastes d’Ovide (15)

Persée (1682)


livret de Philippe Quinault (1635-1688)
partition

La première représentation de Persée à Versailles devait se dérouler dans la cour de marbre. En raison du mauvais temps, on dut y renoncer. Mais Lully prit l’initiative de dresser un théâtre de fortune dans les écuries :
« Théâtre, orchestre, haut dais, rien n’y manquoit. Un très-grand nombre d’orangers, d’une grosseur extraordinaire, très-difficiles à remuer, et encore plus à faire monter sur les théâtres, s’y trouvèrent placés. Tout le fond étoit une feuillée, composée de véritables branches de verdures, coupées dans la forêt. Il y avoit dans le fond et parmi les orangers, quantité de Figures, de Faunes et de Divinités, et un fort grand nombre de girandolles. Beaucoup de personnes qui savoient de quelle manière ce lieu étoit quelques heures auparavant, eurent peine à croire ce qu’elles voyoient ». (Le Mercure françois)

Lully offrira au public parisien une représentation de Persée pour fêter la naissance du duc de Bourgogne.

Jean-Philippe Rameau : Hippolyte et Aricie (1733, à l’Académie Royale de musique)
d’après Phèdre de Racine, sur un livret de Simon-Joseph Pellegrin

déclenche la querelle des Lullystes et des Ramistes par ceux qui trouve la musique de Rameau trop savante pour l’esprit de Lully.

querelle des Bouffons (1752-1754) ou guerre des Coins (Jean-Philippe Rameau, coin du Roi ; Jean-Jacques Rousseau, coin de la Reine).

La querelle éclate le 1er août 1752, lorsque la troupe itinérante italienne d’Eustacchio Bambini, s’installe à l’Académie royale de musique pour y jouer des intermezzi, operas bouffes et La serva padrona de Pergolèse (1710-1736)

Figures de style

poétiques

La critique est représentation, elle n’est pas comparaison de l’œuvre, elle ne se met pas sur le même niveau, et en cela elle ne sert pas non plus à la comparaison des œuvres : elle n’est pas un outil mettant pour le lecteur les œuvres sur un même plan.

La critique est dans un rapport métaphorique à l’œuvre : de refus elle la représente dans un changement de matériau en être un renvoi immédiat par un outil de comparaison.

La critique est métaphore, elle porte le sens à travers le discours, où du sens donne du sens : dans le registre du méta-discours.

Roland de Lassus (1532-1594) – La nuit froide : fonde l’assise polyphonique verticale dans l’école franco-flamande (1420-1600)

La nuit froide et sombre
couvrant d’obscure ombre
la terre et les cieux,
Aussi doux que miel
fait couler du ciel
le sommeil aux yeux.

Puis le jour luisant
au labeur duisant
sa lueur expose,
Et d’un tein divers
ce grand univers
tapisse et compose.

Joachim du Bellay (1525-1560


François Couperin (1668-1733, Paris) – L’Anguille (Cziffra, 1982)



Jean-Philippe Rameau (1683-1764) – Les Cyclopes (Rondeau) – Pièces de Clavecin (1724, Scott Ross)

Musique et rhétorique

Catalogue musical des leitmotive wagnériens