Archive

Archive for the ‘rhétorique’ Category

Narratologie, lecteur

narratologie
techniques et structures de la narration littéraire

Inspiré du formalisme russe (1914-1930) étude de la littérarité plutôt que des influences
OPOYAZ (Société pour l’étude du Langage Poétique) autour de Victor Chklovski (1893-1984), Boris Eichenbaum (1886 1959) étudient les constructions narratives des récits.

Ossip Brik (1888-1945) et Roman Jakobson (1896-1982) s’occupent des structures rythmiques et métriques au cœur des poèmes.
Vinogadrov (1895-1969) étudie les faits de style.
Iouri Tynianov (1894-1943) est spécialiste de « la dialectique des genres. »
Grigoryi Vinokour
Vladimir Propp (1895-1970) pour l’étude systématique de la morphologie des contes russes.

Selon Bakhtine (1895-1975, Orel-Moscou), le dialogisme inhérent au langage permet le récit (dialogue avec le reste, négation comme affirmation) et produit une polyphonie.

Le formalisme développe en France dans les années 1960 la sémiologie et la narratologie (terme de 1969, Tzvetan Todorov dans Grammaire du Décaméron en 1969, définition de Gérard Genette dans Figures III en 1972).

récit = personnage, narrateur, auteur
œuvre contient auteur (implicite : destinateur, narrateur) => lecteur (implicite : destinataire, narrataire).

3 narrataires :
narrataire intradiégétique (qui a toutes les caractéristiques d’un personnage),
narrataire invoqué (qui n’a de caractéristique fictionnelle que l’apostrophe du narrataire intradiégétique),
narrataire extradiégétique (qui correspond à une figure de lecteur postulée par le texte lui-même et à laquelle tout lecteur s’identifie en lisant l’histoire).

Vincent Jouve : « lecteur réel » dont les réaction servira à analyser l’œuvre rétrospectivement., « lecteur virtuel » lecteur implicite renvoie à la somme des instructions du roman sur la façon dont il doit être lu.

Vincent Jouve :

La littérature selon Barthes, Paris, Minuit, Collection « Arguments », 1986.
L’Effet-Personnage dans le roman, Paris, Presses universitaires de France, Collection « Écriture », 1992 (2ème édition : 1998).
La Lecture, Paris, Hachette, Collection « Contours littéraires », 1993.
La Poétique du roman, Paris, SEDES, 1998.
Poétique des valeurs, Paris, Presses universitaires de France, Coll. « Écriture », 2001.

L’archilecteur est une somme de lectures et non une moyenne, Riffaterre (1924-2006)

Umberto Eco (1932-)

recherches en sémiotique (La Structure absente, 1968, Trattato di semiotica generale, 1975), il développe une théorie de la réception (Lector in fabula ou la Coopération interprétative dans les textes narratifs, 1979 ; 1985)

L’auteur prévoit un « lecteur modèle », lecteur idéal pour compléter le sens.




« À partir des années soixante, les théories sur le couple Lecteur-Auteur se sont multipliées à l’envi, si bien qu’aujourd’hui, outre le narrateur et le narratoire, nous avons des narrateurs sémiotiques, des narrateurs extra-fictifs, des sujets de l’énonciation énoncée, des focaliseurs, des voix, des métanarrateurs, des lecteurs virtuels, des lecteurs idéaux, des lecteurs modèles, des superlecteurs, des lecteurs projetés, des lecteurs informés, des archilecteurs, des lecteurs implicites, des métalecteurs, etc. »1

« Ainsi l’auteur écrit pour s’adresser à la liberté des lecteurs et il la requiert de faire exister son œuvre. Mais il ne se borne pas là et il exige en outre qu’ils lui retournent cette confiance qu’il leur a donnée, qu’ils reconnaissent sa liberté créatrice et qu’ils la sollicitent à leur tour par un appel symétrique et inverse. Ici apparaît en effet l’autre paradoxe dialectique de la lecture : plus nous éprouvons notre liberté, plus nous reconnaissons celle de l’autre ; plus il exige de nous et plus nous exigeons de lui. »2

1ECO, Umberto : Les Limites de l’interprétation, Grasset, Paris, 1992 , p. 21.

2SARTRE, Jean-Paul : Qu’est-ce que la littérature ?, Gallimard, Paris, 1948, p. 58.

Publicités

Figures de style

poétiques

La critique est représentation, elle n’est pas comparaison de l’œuvre, elle ne se met pas sur le même niveau, et en cela elle ne sert pas non plus à la comparaison des œuvres : elle n’est pas un outil mettant pour le lecteur les œuvres sur un même plan.

La critique est dans un rapport métaphorique à l’œuvre : de refus elle la représente dans un changement de matériau en être un renvoi immédiat par un outil de comparaison.

La critique est métaphore, elle porte le sens à travers le discours, où du sens donne du sens : dans le registre du méta-discours.

Roland de Lassus (1532-1594) – La nuit froide : fonde l’assise polyphonique verticale dans l’école franco-flamande (1420-1600)

La nuit froide et sombre
couvrant d’obscure ombre
la terre et les cieux,
Aussi doux que miel
fait couler du ciel
le sommeil aux yeux.

Puis le jour luisant
au labeur duisant
sa lueur expose,
Et d’un tein divers
ce grand univers
tapisse et compose.

Joachim du Bellay (1525-1560


François Couperin (1668-1733, Paris) – L’Anguille (Cziffra, 1982)



Jean-Philippe Rameau (1683-1764) – Les Cyclopes (Rondeau) – Pièces de Clavecin (1724, Scott Ross)

Musique et rhétorique

Catalogue musical des leitmotive wagnériens