Castil-Blaze (1784-1857), d’Ortigue (1802-1866), Reyer (1823-1909), Scudo (1806-1864)

Castil-Blaze (1784-1857)

De Cavaillon, monte à Paris pour faire son droit et de la musique au Conservatoire

Adapte (le livret et la musique) des opéras français et étrangers pour différentes scènes de province. Dans ces cas-là, Castil-Blaze adapte le livret ainsi que la musique. Ce travail d’arrangeur sera largement critiqué, mais Castil-Blaze affirmait que cela permettait à une partie du public de se familiariser avec l’opéra.

traduction française du livret du Barbier de Séville de Rossini en y rajoutant des récitatifs pour la plupart empruntés à Beaumarchais, en en modifiant la structure qui passe de deux à quatre actes et en changeant certaines tessitures vocales

Reconnu comme critique par environ 30 chroniques musicales par an, à partir du 7 décembre 1820 dans le Journal des débats. Il passe au Constitutionnel en 1832 et collabore à la Revue musicale de Fétis.
La critique d’actualité se mêle à des considérations techniques, et à des nécrologies (Weber en 1826, Beethoven en 1828).

ouvrages de théorie de la musique, histoire, (du théâtre)
un opéra Belzébuth – ou les Jeux du Roi René
un opéra comique La Colombe
œuvres sacrées et messes
éditeur d’œuvres musicales et littéraires

Castil-Blaze est également éditeur et aussi auteur de grands ouvrages consacrés aux théâtres lyriques de Paris : l’Opéra, le Théâtre italien et l’Opéra-Comique.

Œuvres
De l’opéra en France, Paris, Janet & Cotelle, 1820.

Dictionnaire de musique moderne, 2 vol. Paris, Au magasin de musique de la Lyre moderne, 1821. éd. en 1825.

Chapelle-musique des rois de France, Paris, Paulin, 1832.

La Danse et les ballets depuis Bacchus jusqu’à Mlle Taglioni, Paris, Paulin, 1832.

Le Mémorial du Grand-Opéra, Paris, Castil-Blaze, 1847.

Molière musicien en 2 volumes. Paris, Castil-Blaze, 1852.

L’Académie impériale de musique de 1645 à 1855, Paris, Castil-Blaze, 1855.

L’Opéra italien de 1548 à 1856, Paris, Castil-Blaze, 1856.

L’Art des vers lyriques, Paris, Castil-Blaze, 1858 (posth.)

Histoire de l’Opéra-Comique, inachevé, manuscrit.

Sur l’opéra français. Vérités dures mais utiles, Paris, Castil-Blaze, 1856.

Castil-Blaze a écrit la traduction française du livret du Barbier de Séville de Rossini en y rajoutant des récitatifs pour la plupart empruntés à Beaumarchais, en en modifiant la structure qui passe de deux à quatre actes et en changeant certaines tessitures vocales (Rosine passe de contralto à soprano). Cet opéra avait été donné en italien à Paris le 26 octobre 1819 au Théâtre italien. La première de la version en français date du 6 mai 1824 à l’Odéon. Après de nombreuses vicissitudes dues aux rivalités des théâtres parisiens, l’opéra en français avec ses dialogues parlés (opéra-comique) est donné le 8 novembre 1884 à l’Opéra-Comique avec un très grand succès et s’installe au répertoire.

Compositeur qui met en avant ses œuvres provençales et surtout par des arrangements,
Robin des Bois ou les Trois balles, adaptation de 1824 du Freischütz de Weber, œuvre finalement bien éloignée de l’original (par exemple, la réintroduction du chœur des chasseurs à la fin crée une fin heureuse qui n’est pas celle de l’original allemand).

L’opéra reprend des morceaux de musique d’autres compositeurs dans la droite ligne du pasticcio baroque et rossinien. Cette version créée à l’Odéon le 7 décembre 1824 sera reprise en 1835 à l’Opéra-Comique et en 1855 au Théâtre-Lyrique, concurrencée à partir de 1841 par la version du Freischütz fidèlement adaptée par Berlioz (ce dernier, lui aussi critique dans le Journal des débats, vouait Castil-Blaze aux gémonies mais il est paradoxalement devenu une source d’informations importante sur le compositeur cavaillonnais).

Compositeur d’un opéra en quatre actes : Belzébuth – ou les Jeux du Roi René, Montpellier (Intégrale) et Paris/Conservatoire (Extraits) 1842, d’un Opéra comique en un acte : La Colombe, de plusieurs œuvres originales, en particulier d’œuvres sacrées, dont deux messes solennelles.

Castil-Blaze a enfin exercé comme éditeur, d’abord pour publier ses propres œuvres, littéraires comme musicales, mais il ne s’y est pas limité : il a, entre autres, édité les œuvres de Beethoven.

Joseph Louis d’Ortigue (1802-1866)

cousin de Castil-Blaze

1827 : premier article de critique

1829 : abandonne la profession de juriste

Guerre des dilettanti s’oppose à Rossini

articles pour le Correspondant

1833 Le Balcon de l’Opéra reprend des articles

1834, il publie un roman partiellement autobiographique, La Sainte-Baume narrant le pèlerinage de deux artistes à la Sainte-Baume.

1830s

critique musicale et littéraire : la Quotidienne, la Revue de Paris, autres journaux d’inspiration catholique et conservatrice.

10 avril 1837, il est officiellement chargé par François Guizot « de rechercher et de réunir les divers matériaux relatifs à l’histoire de la musique religieuse au Moyen Âge »

1837, associé à une entreprise de facture d’orgues, John Abbey & Cie qui échoue, 1847 tente de nouveau avec Daublaine.

1839-1866 : professeur de chant au lycée Henri IV

1838, il prend la défense de l’opéra de Berlioz, Benvenuto Cellini, en publiant un long et sévère pamphlet contre l’Opéra de Paris, De l’école musicale italienne.

1853 : Dictionnaire de plain-chant

1861-1862 d’Ortigue publie La Musique à l’église

octobre 1862 Journal des maîtrises.

1863-1866 : obtient le feuilleton du Journal des Débats à la suite de Castil-Blaze, Jules Janin et Berlioz (il le remplacait épisodiquement). Publie une des premières critiques parisiennes du Tannhäuser de Richard Wagner (1861).

« Quant aux Troyens, […] voyons, cher ami, huit mois se sont écoulés, nous ne sommes plus sous le feu de l’ennemi, mais à la campagne, à 730 km du Théâtre-Lyrique et du casque de M. Montjauze : ne serait-ce pas le moment de se ranger au sentiment universel […] oui universel ; car des exceptions comme ce brave Gasperini, qui éreinte Racine et divinise Berlioz ne peuvent pas compter. Toi-même, avant la représentation, alors que ta passion et ton amitié n’étaient pas encore assez mises en jeu par les projectiles de Scudo et d’Azevedo, tu m’as dit le mot vrai sur cet opéra, en me déclarant qu’il ne t’avait pas un seul instant rendu le parfum virgilien. Faire du Shakespeare et du mauvais Shakespeare après dix ans d’incubation de Virgile, c’est prouver que l’on ressemble à un géant qui n’aurait qu’une jambe et un bras. Sa taille serait de 6 ou 7 pieds de haut ; mais le plus petit voltigeur, l’Auber le plus gringalet, tirerait mieux un coup de fusil et arriverait au haut de la redoute… et du succès. Sois sûr, mon bon Joseph, que ce que je te dis là est l’opinion de l’immense majorité et sera un jour la tienne. »

(Lettre d’A. de Pontmartin à J. d’Ortigue, 27 août 1864, Paris, coll. Particulière Jules Sébastien Maontjauze chantait le rôle d’Énée tandis qu’Auguste de Gasperini était critique au Ménestrel. Cf. A. de Gasperini, “Théâtre-Lyrique impérial. Les Troyens […]”, Le Ménestrel, 8 nov. 1863, p. 391-392 ; du même, “Les Troyens de Berlioz. La partition”, Le Ménestrel, 15 nov, 1863, p. 399-400. Berlioz remercie le critique dans une lettre du [15 nov. 1863] (H. Berlioz, Correspondance générale VI, lettre 2794, p. 520.)

Critique grave, très consciencieux, un peu solennel.

Critique aimablement Berlioz bien qu’il soit imperméable à son style.

Ernest Reyer (1823-1909) critique de 1866 à 1893

Culture très étendue, beaucoup d’esprit, style vivant et clair.

Scepticisme contrastant avec l’enthousiasme de Berlioz.

Paul Scudo (1806-1864) symbolise à lui seul  »l’obscurantisme » de la critique musicale. Opinion conservatrice.

Revue de Paris, Revue des deux mondes où ils fit toute sa carrière.

Dénonce « exaltation maladive et stérile » de Berlioz ; « les mauvais musiciens de l’Allemagne moderne, les Liszt (virtuose caricatural), les Wagner, les Schumann », sur Verdi « musicien de décadence »,e tc.

Il admire Rossini, Donizetti, Bellini ; Chopin lui semble exquis

A du mal à admirer Beethoven, il refuse avec Fétis sa dernière manière, responsable des « bizareries » de l’école allemande contemporaine.

ouvrages de théorie de la musique, histoire, (du théâtre)
un opéra Belzébuth – ou les Jeux du Roi René
un opéra comique La Colombe
œuvres sacrées et messes
éditeur d’œuvres musicales et littéraires

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