http://www.artybollocks.com/

Travail de méta-texte : sélection de cliché critiques et combinaison aléatoire. L’intérêt devient méta-critique, il s’agit d’analyser les procédures subjectives d’analyse derrière les choix des formules et des constructions de phrases.

http://www.artybollocks.com/

Catégories :Uncategorized

Connaissance des arts – web 2012.02.22

 

 

 

 

 

 

 

 

Le travail critique se résume à une brève présentation factuelle sans analyse.

Le texte critique est absent car il devrait entrer dans des rubriques fixées, immobilisées par la programmation internet afin de faire défiler des publications à vendre.

connaissance des arts 2013.02.22-1

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Catégories :Cours, critique, web

Tobias Hume

Le compositeur et violiste anglais Tobias Hume (ca.1569-1645) s’est probablement lancé dans la composition assez tard. Même s’il fut un des meilleurs violistes de son temps, Hume n’en reste pas moins un véritable personnage de roman, une personnalité truculente, forte, inégale et excentrique. C’est peut-être ce caractère qui lui fit occuper une place particulière dans le monde des musiciens de la Renaissance, tenu éloigné des Cours Royales. Mais le Capitaine Tobias Hume était surtout un officier qui a dévoué sa vie à la carrière militaire ; il fut mercenaire pour le Roi de Suède et l’Empereur de Russie, on le retrouve à la guerre en Pologne avant de rentrer à Londres en 1629, cherchant à se faire engager par le Roi pour combattre la rébellion en Irlande. Agé d’environ 60 ans, ils trouve refuge à la Chartreuse (« Charterhouse ») de Londres, monastère servant d’hospice aux gentilshommes, officiers, ecclésiastiques nécessiteux ; il y meurt ruiné, amer et presque fou le 16 avril 1645. 


Hume fut le premier compositeur à écrire de la musique pour viole de gambe solo, à une époque où le luth est l’instrument qui domine la vie musicale. Il fut aussi le premier à utiliser des techniques tout à fait innovantes pour la pratique de son instrument, notamment le « col legno » (les cordes étant frappées avec le bois de l’archet) ou encore le « finger-plucking » (pizzicato). Ses deux œuvres majeures furent publiées à Londres en 1605 (
Musicall Humors ou The First Part of Ayres, uniquement pour viole de gambe) et en 1607 (Poeticall musicke). 
Son recueil
 Musicall Humors est un manuscrit d’une centaine de pièces plus extraordinaires les unes que les autres, ayant un caractère autobiographique évident, et certaines étant directement liées à sa carrière dans l’armée (A Souldiers Resolution, A Souldiers March, A Souldiers Gaillard…). De plus, Hume utilise toutes les ressources de l’instrument pour produire des effets sonores originaux (batailles, trompettes, tambours). Enfin, la plupart de ses compositions sont indéniablement liées à l’art de l’improvisation.


Tobias Hume est un ami de longue date de Jordi Savall qui a découvert son œuvre il y a plus de 40 ans. Le gambiste catalan a déjà consacré deux enregistrements à Hume au début des années 80 (dont un aux
Musicall Humors en 1982). Voici donc un retour, très attendu, pour ce nouvel enregistrement réalisé en 2004 pour lequel Jordi Savall a choisi de réenregistrer certaines pièces de son premier disque, ainsi que de nouvelles pièces inédites. Soldat de profession, mercenaire par nécessité, mourant pauvre et presque fou, Tobias Hume fut pourtant, comme compositeur et comme interprète, une personnalité musicale essentielle pour la viole de gambe. Jordi Savall lui rend le plus beau des hommages dans ce superbe disque qui sans nul doute marquera la discographie.

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magazines US

New Yorker web 2013.02.18 Depardieu

Rubrique « Annals of Celebrity », titre « L’Étranger », auteur : Lauren Collins

New Yorker Web 2013.02.18

Rubrique « The Current Cinema », Titre : Ways to Win “A Good Day to Die Hard” and “NO.”, auteur : Anthony LaneRead

 

New Yorker 2012.02.04 62-63  New Yorker 2013.02.04 34-35 New Yorker 2013.02.04 38-39 New Yorker 2013.02.04 40-41  New Yorker 2013.02.04 68-69
New Yorker : le dessin de presse assume son lien aléatoire au contenu
La publicité est circonscrite à des pages, clairement annoncée, et même lorsqu’elle ressemble à du contenu, elle est (d)énoncée.

New Yorker 2013.02.04 32-33

Des poèmes entrecoupent les articles et prenent la place des encadrés publicitaires, informatifs ou des dessins.

New Yorker 2013.02.04 66-67

(-) Les Publicités prennent les places de choix, mais places définies par le contenu qui valorise les pages avant et après elles : 4 pages entre la couverture et le sommaire, les publicités se mettent dans les espaces d’attente.

« Courses » de The Economist sont repoussés à la fin

The Economist 203.02.02 last pages

 
Traite du livre Ike/Dick en 3/4 de pages et mentionnant qu’il est d’un ancien senior editor du New Yorker

The economist 2013.02.02 73

« Of ice and men » est au-moins un jeu de mots littéraire et le sujet traite de l’art à l’âge de glace et même des pérégrinations climatiques des hommes à cette époque, en lien avec Steinbeck ; l’art même s’intéresse aux déplacements de la faune… des hommes parce que cet art inspire aussi la production moderne d’un Picasso. La photo de l’article est celle d’une œuvre ! (pas une photo du collectionneur, ou du public)

The Economist 2013.02.02 71

les encadrés emplissent une pages si besoin, ou bien quelques lignes en-dessous de l’article (ni en face ni parmi) et donnent des informations économiques

des encadrés sont beaux, … et ne sont pas des publicités

The Economist : 2013.02.09 : Of buisenessmen and ballerinas (certaine paresse intellectuelle mais au moins dans la thématique artistique) … puis le contenu de l’article fait un parallèle entre l’événement qu’il décrit au Bolshoï et un contenu d’Opéra

The Economist 2013.02.09 60

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Classica

Classica, Archives

classica archives 2013-02

L’Express – publications, Archives

lexpress publications archives 2013-02

 

Classica n° 149, février 2013

La charte graphique et le vocabulaire sont foisonnants :
Encadrés, accroches, résumés, blocs de citation… partout et sur des sujets différents ou au mieux purement informatifs (date et lieu de concert, années de naissance, sujet, résumé, autres projets, …)
Ces éléments visuels et de vocabulaire sont basés sur un modèle exactement identique à celui des publicités : encadrés Parrtout, et mêmes logans

« Éditorial » : « Berlin 2018 : les J. O. ? Tout faux ! » Rattle quitte le Philharmonie de Berlin (rien à voir avec l’événement en couverture)

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Diapason, février 2013

Diapason Février 2013 couverture

DIAPASON, février 2013

 

154 ! pages

dimension écrasante de l’information exhaustive, fatiguant e

 

La couverture ne représentera que quelques pages du journal

 

toujours attirer, susciter l’attention par des encarts, encadrés, titres tapageurs, nouvelles rubriques, reprises de rubriques, rubriques habituelles, avec un prétexte d’actualité dans la recension du nouveau et 2 référence politique actuelles.

 

« hommages » nécrologie

« actualité têtes d’affiches » interview de stars actuelles

« éditorial » uchronie sur l’esprit français

richement illustré d’affiches et portraits d’époque

« histoire » le domaine musical

« musique en image » La musique de Watteau [titres de ses pièces : exposition à Bruxelles et Double CD chez Harmonia]

richement illustré de peinture

« ce jour-là – petites et grandes dates de l’histoire de la musique »

« l’œuvre du mois – histoire, interprétation, discographie comparée » présentation/guide d’écoute/les plus belles versions

« la chronique » difficile insertion de la musique et des arts dans la société

« spectacles à voir et à entendre » en 25 numéros et un agenda

« spectacles vus et entendus » (un petit bonhomme plus ou moins profond exprime un jugement Nous avons aimé – un peu – beaucoup – passionnément – pas du tout [aucun])

« diapason d’or »

« les 100 disques que tout mélomane doit connaître »

« Notre CD à commander » (Choix publicitaires de revenus propres : les pubs sont pour la version ipad ou pour des commandes de disques par Diapason, un peu La Redoute de la musique mais alors on se demande quels revenus peuvent être touchés d’une bonne critique ou bien simplement en revendant les disques)

« rééditions » «Une trompette éternelle», «Bons baiser d’Autriche», «Les experts», «Médée sixties», «À la surface du mythe» (déprimant, les publicités ont exactement le même langage : « Harnoncourt le magnifique ! »

« Les 200 critiques du mois » 4 diapasons Superbe Osez-le ! 3 Recommandable Ne déparera pas votre discothèque, 2 Moyen Pour fanas avant tout 2 déconseillé A quoi bon ce disque ? 1 Exécrable Évitez le piège !

« les disques de A à Z » … où en fait surgissent les publicités : de concert et de coffrets qui n’auraient pas trouvé leur place ? elles prennent un encadré toutes les x pages, puis toutes les 2 pages, toutes les pages, une demi-page, … les publicités pour le matériel sont ici, avant les pages de test matériel pour rendre plus diffus le conflit, mais aussi parce que les pages critiques sont les plus consultées.

« le coin du collectionneur »

« les DVD »

« les perles du net »

« le son » nouveaux gadgets de son, … avec un encadré sur des disques « prises de son d’exception » (lien intéressant mais en fait arbitraire)

« comparatif hi-fi » (plus rentable encore à revendre)

« diapason hi-fi d’or »

« le guide tv »

« le guide livres »

« le guide instruments »

ne font que lister des pitchs… descriptions de contexte, narrations, aucune évaluation … Trop ennemi du bien

« les disques de ma vie » William Christie avec une Bio express’ (dépend de l’intérêt de l’interviewé, aucune question n’est possible)

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Rameau, Lully

Cherchant à distribuer le blâme et l’éloge, une critique du XVIIIe siècle évacue l’étude de l’évolution historique de l’œuvre et de son interprétation lorsqu’elle écarte l’inscription historique de l’œuvre comme un défaut évident et inévitable.

« C’est le sort de ceux qui inventent, de conserver longtems un droit de supériorité sur ceux qui les suivent. Les défauts que l’infirmité de leur Siècle a mis nécessairement dans leurs Ouvrages, sont effacés par le respect qu’une antique tradition leur attire ; & la lumière des Siècles éclairés ne dissipe qu’à peine ce préjugé favorable, qui dissimule des fautes anciennes, ou déifie de vielles erreurs. Ceci ne doit point être regardé comme une insinuation maligne contre Lully. Je respecte sa gloire ; le panégériste d’un grand Homme ne doit point être le détracteur d’un autre ; loin de rabaisser les prédécesseurs de M. Rameau, je voudrois les relever, s’il étoit possible, certain qu’un suffrage unanime mettra au-dessus d’eux l’Artiste que je célèbre. »1

La méthode qui consiste à ériger des figures de génies pour y comparer tout nouveau créateur dérive d’un besoin de percevoir le temps comme une durée. Créer des génies, des écoles, des mouvements éloigne le vertige de l’infinité des instantanéités et lui substitue la préhension de tranche esthétique temporelles. Un autre moyen de ne pas être dépassé par l’instantanéité impalpable est de reconnaître le besoin de recul, de profiter d’un temps de sédimentation historique esthétique.

L’intellectualisme faisant la part entre un bon public et un mauvais public fonde sa catégorisation sur le temps de réflexion que se donnent les juges. Barthes montre l’exemple de l’opposition à l’intellectuel par une dénonciation de fonction d’intellectualisme par celui qui se revendique intelligent.

« Lully étoit certainement admirable, l’innovateur [Rameau] ne lui ressembloit pas, donc il étoit digne de mépris. Cette logique familiere à la multitude, & d’après laquelle elle juge presque toujours, sembloit autoriser ses dégoûts, & les fonder en raison ; c’en étoit plus qu’il ne falloit pour les laisser éclater librement. Parmi ces fanatiques ardens, déchaînés contre le goût qui s’introduit, quelques esprits plus mûrs & plus sages, n’étoient qu’étonnés, & ne renonçoient pas : ils écoutoient la Langue nouvelle que M. Rameau leur parloit, & tâchoient de se l’expliquer entr’eux… »2

1CHABANON, Michel : Éloge de Rameau, Imprimerie de M. Lambert, Paris, 1764, pp. 8-9.

2CHABANON, Michel : Éloge de Rameau, Imprimerie de M. Lambert, Paris, 1764, pp. 12-13.

Catégories :Uncategorized

Strophes

monostiche pour un vers ;
distique pour deux vers ;
tercet pour trois vers ;
quatrain pour quatre vers ;
quintil (ou cinquain) pour cinq vers ;
sizain pour six vers ;
septain pour sept vers ;
huitain pour huit vers ;
neuvain pour neuf vers ;
dizain pour dix vers ;
onzain pour onze vers ;
douzain pour douze vers.

laisse : littérature médiavale, pas de forme définie, caractérisée par l’assonance des vers.

stance : ensemble de vers arrangé faisant sens.

Catégories :Poésie

Pieds poétiques

 Pieds dissyllabiques
pyrrhique ou dibraque : U U
iambe : U –
trochée : – U
spondée : – –

Pieds trisyllabiques
tribraque : U U U
anapeste : U U –
amphibraque : U – U
bacchée : U – –
dactyle : – U U
amphimacre ou crétique – U –
antibacchée : – – U
molosse : – – –

Pieds tétrasyllabiques
tétrabraque (ou procéleusmatique) : U U U ;
péon (trois brèves et une longue) :
péon premier : – U U U
péon deuxième : U – U U
péon troisième : U U – U
péon quatrième : U U U –
épitrite (trois longues et une brève) :
épitrite première : U – – –
épitrite deuxième : – U – –
épitrite troisième : – – U –
épitrite quatrième : – – – U
ionique majeur : – – U U
ionique mineur : U U – –
dispondée : – – – –
diiambe : U – U –
antipaste : U – – U
choriambe : – U U –
ditrochée : – U – U

Catégories :Uncategorized

Glossaire métrique

Acatalecte
Non-cadencé.
Adonique
Quatrième vers de la strophe saphique
Alcaïque, strophe
Strophe de quatre vers, dont Baïf livre l’analyse suivante : deux trimètres épiioniques du majeur, cadencés (X – ᴗ – , – – ᴗ ᴗ , – ᴗ –), souvent appelés ailleurs hendécasyllabes alcaïques, un dimètre iambique surcadencé (X – ᴗ – , X – ᴗ – , –), souvent appelé ailleurs ennéasyllabe alcaïque, et un trimètre dactylique logaédique (– ᴗ ᴗ , – ᴗ ᴗ , – ᴗ – –), souvent appelé ailleurs décasyllabe alcaïque, et qu’on pourrait aussi considérer comme un tétramètre si l’on compte comme deux pieds les quatre dernières syllabes. Les traités modernes tendent à décrire ces vers comme fondés sur un choriambe précédé d’une « base » de longueur variable, mais cette analyse est étrangère à Baïf.
Anaclase
Terme dont la définition est floue, mais qui correspond ici au phénomène de « contre-temps » qui fait que certains vers, essentiellement ioniques, sont qualifiés de « rebrisés » par Baïf.
Anacréontique
Vers correspondant au schéma : ᴗ ᴗ – ᴗ – ᴗ – –. Il s’agit classiquement d’un dimètre ionique du mineur rebrisé, mais ce vers est parfois aussi analysé comme un dimètre iambique cadencé dont le premier pied est substitué par un anapeste. Au ps. 106, Baïf substitue un anacréontique par un dimètre ionique du mineur non rebrisé, ce qui tend à montrer qu’il analysait ce vers comme ionique.
Anapeste
Pied élémentaire : ᴗ ᴗ –.
Anapestique
Système de versification reposant sur l’anapeste. Il faut deux anapestes pour faire un mètre. L’anapeste peut être substitué par un spondée, un dactyle et, plus rarement, un procéleusmatique.
Anceps, syllaba
Syllabe indifférente.
Antispaste
Pied élémentaire : ᴗ – – ᴗ, correspondant donc à un iambe suivi d’un trochée.
Antispastique
Système de versification reposant sur l’antispaste, mais sujet à de nombreuses substitutions. Chez Baïf, les deux premières syllabes des vers antispastiques sont fréquemment indifférentes. En dépit de cette liberté qui rend parfois l’antispaste difficilement reconnaissable, on trouve généralement, à la suite, un pied terminé par un trochée et un pied commençant par un iambe. Les vers commençant par un épitrite quatrième sont très souvent analysés comme antispastiques. Baïf qualifie aussi parfois d’antispastiques des vers fondés sur l’alternance double iambe-double trochée, qu’il qualifie alors de mêlés par contrariété.
Arsis
Levé.
Asclépiade, strophe
Strophe de quatre vers que Baïf analyse comme antispastiques et qui existe, classiquement, sous deux variantes. Dans la variante A, trois trimètres non cadencés (– – – ᴗ , ᴗ – – ᴗ , ᴗ – ᴗ – ) sont suivis par un dimètre non cadencé (– – – ᴗ , ᴗ – ᴗ –), dit glyconique. Dans la variante B, à deux trimètres non cadencés succèdent un phérécratéen (– – – ᴗ , ᴗ – –) et un glyconique. Les traités modernes considèrent ces vers comme choriambiques, précédés d’une base de deux syllabes. Dans certains poèmes de Baïf, les deux syllabes initiales sont systématiquement lourdes, dans d’autres elles sont indifférentes.
Asynartète
Se dit d’un vers composé de deux sous-vers relativement indépendants et pouvant, par exemple, appartenir à deux systèmes de versifications différents. Les asynartètes associant un sous-vers dactylique et un sous-vers iambique sont fréquents.
Bacchée
Pied élémentaire : ᴗ – –.
Brachycatalectique
Court-cadencé.
Cadencé
Vers dont le dernier mètre est amputé d’une syllabe (ou, plus précisément, d’un demi-pied). Equivaut, chez Baïf, à catalectique.
Catalectique
Cadencé.
Choriambe
Pied élémentaire : – ᴗ ᴗ –
Choriambionique
Qui comprend un mètre choriambique et un mètre ionique
Choriambique
Système de versification reposant sur le choriambe (comprenant par exemple la strophe saphique).
Contrariété, mêlés par
Qualifie probablement des vers dans lesquels alternent des trochées et des iambes
Court-cadencé
Vers dont le dernier mètre est amputé de deux positions syllabiques (ou d’un pied). Equivaut, chez Baïf, à brachycatalectique.
Crétique (nom)
Pied élémentaire : – ᴗ –.
Crétique (adj.) ou péonique crétique
Système de versification reposant sur le crétique, le bacchée et les péons, et caractérisé par des mètres de cinq temps.
Dactyle
Pied élémentaire : – ᴗ ᴗ.
Dactylique
Système de versification reposant sur le dactyle. Les dactyles peuvent en principe être substitués par des spondées.
Dans l’hexamètre dactylique, le cinquième pied reste, sauf exception, pur. Le sixième et dernier pied ne compte que deux syllabes, lourdes chez Baïf, raison pour laquelle il considère ce vers comme « cadencé en pied dissyllabe ».
Dimètre
Vers composé de deux mètres.
Distique
Ensemble de deux vers.
Elégiambique
Se dit d’un vers asynartète composé d’un penthémimère dactylique suivi d’un penthémimère iambique. On parle parfois de vers encomiologique. Ces mêmes composants, se retrouvent, inversés, dans le vers iambélégiaque.
Elégiaque, distique
Suite d’un hexamètre dactylique et d’un pentamètre composé de deux penthémimères dactyliques, et dit aussi élégien.
Encomiologique
Elégiambique.
Epichoriambique
Système de versification reposant sur le choriambe, mais où on le trouve mêlé à des mètres équivalents (par exemple – ᴗ – – dans l’hendécasyllabe saphique)
Epiionique (du) majeur ou (du) mineur
Système de versification reposant sur l’ionique du majeur ou du mineur, mais où on le trouve mêlé à des mètres équivalents (par exemple la séquence X – ᴗ – avant un mètre pur).
Epitrite
Pied élémentaire composé de trois syllabes lourdes et d’une sylalbe légère. Selon la position de la syllabe légère, on parle d’épitrite premier (ᴗ – – –), second (– ᴗ – –), troisième (– – ᴗ –) ou quatrième (– – – ᴗ).
Galliambique
Se dit d’un tétramètre ionique du mineur cadencé, dont le schéma canonique est donc ᴗ ᴗ – – , ᴗ ᴗ – – , ᴗ ᴗ – – , ᴗ ᴗ –, mais qui apparaît le plus souvent sous forme substituée, la plus courante ayant le schéma suivant : ᴗ ᴗ – ᴗ – ᴗ – – // ᴗ ᴗ – ᴗ ᴗ ᴗ ᴗ – . On le trouve aux ps. 118 et 136.
Glyconien
Baïf qualifie ainsi un dimètre antispastique, avec le schéma – ᴗ – ᴗ , ᴗ – ᴗ – (ps. 12) ou X X – ᴗ , ᴗ – ᴗ – (ps. 41), ainsi que sa forme cadencée – ᴗ – ᴗ , ᴗ – –, qu’on pourrait identifier au phérécratéen. Dans le glyconique classique la deuxième syllabe est indifférente, alors que Baïf, au ps. 12, la donne légère. Au ps. 12, Baïf avait dans un premier temps décrit ces vers comme trochaïques mêlés par contrariété, mais il biffe cette dénomination.
Glyconique
Classiquement, le quatrième vers de la strophe asclépiade. Dans celle-ci, sa deuxième syllabe est lourde, alors que, dans sa forme classique, elle est indifférente et recouvre donc le glyconien tel que le donne Baïf.
Hendécasyllabe
Vers de onze syllabes. On connaît l’hendécasyllabbe alcaïque, qu’on trouve comme premier et deuxième vers de la strophe alcaïque, et l’hendécasylalbe saphique, qu’on trouve comme premier, deuxième et troisième vers de la strophe saphique.
Hexamètre
Vers composé de six mètres.
Iambe
Pied élémentaire : ᴗ –.
Iambélégiaque
Vers asynartète composé d’un penthémimère iambique suivi d’un penthémimère dactylique. Ces mêmes composants se retrouvent, inversés, dans l’élégiambique
Iambique
Système de versification reposant sur l’iambe. En métrique grecque, comme chez Baïf, il faut deux pieds pour faire un mètre. Les pieds pairs doivent être purs. Dans les pieds impairs, l’iambe peut être substitué par un spondée, un anapeste, ou plus rarement par un tribraque, un dactyle ou un procéleusmatique.
Ictus
Battement de doigt (ou de pied, ou sa représentation mentale) qui marque le rythme du vers. Le posé d’un pied élémentaire correspond à un ictus.
Indifférente, syllabe
ou syllaba anceps. Position du schéma métrique, notée X, admettant aussi bien une syllabe prosodiquement longue qu’une syllabe prosodiquement brève. Très souvent, la dernière position du vers est théoriquement indifférente, mais Baïf, quoiqu’il note X dans beaucoup de schémas du psautier A, renonce à cette liberté et exclut les syllabes prosodiquement brèves de ces emplacements. Il s’octroie par contre fréquemment cette liberté pour les deux premières positions des vers antispastiques. Dans les schémas utilisés pour la mise en évidence métrique de la présente édition, seules sont notées indifférentes les positions dans lesquelles on trouve réellement des syllabes longues et brèves.
Ionique (du) majeur
Pied élémentaire : – – ᴗ ᴗ.
Ionique (du) mineur
Pied élémentaire : ᴗ ᴗ – –.
Ionique (adj.) (du) majeur ou (du) mineur
Système de versification reposant sur l’ionique (du mineur ou du majeur). Ce système admet, de manière fort fort souple, de nombreuses substitutions. Il est caractérisé par des mètres de quatre syllabes et de 6 temps.
Ithyphallique
Vers formé de trois pieds (tripodie) trochaïques.
Levé
Temps faible du pied, non marqué par un ictus.
Logaédique
Baïf qualifie ainsi les vers dactyliques dont l’avant dernier dactyle est remplacé par un trochée (ils se terminent par – ᴗ – X ) et les vers anapestiques dont le dernier pied a la forme ᴗ – X. Ainsi, un vers comme – ᴗ ᴗ – ᴗ – X peut-il être analysé comme un trimètre dactylique logaédique, quoiqu’il soit vraisemblable que Baïf l’aurait plutôt considéré comme un dimètre, groupant le trochée et le spondée finaux en un seul pied comme il le fait en décrivant le quatrième vers de la strophe alcaïque.
Macron
Symbole métrique représentant une position longue : –.
Mètre
Elément constituant d’un vers. Dans le cas de vers iambiques, trochaïques ou anapestiques, se compose de deux pieds élémentaires. Dans les autres cas, le pied équivaut au mètre. Tous les vers de Baïf sont analysés comme une suite de mètres (monomètres, dimètres, trimètres, etc…), comptant fréquemment quatre syllabes chacun.
Métrique
Etude de la structure des vers.
Micron
Symbole métrique représentant une position brève : ᴗ.
Molosse
Pied élémentaire : – – –.
Monomètre
Vers composé d’un seul mètre.
Non-cadencé
Vers qui n’est ni cadencé, ni surcadencé, ni court-cadencé. Il comprend donc un nombre exact de pieds, sans retranchement ou ajout aucun. Equivaut, chez Baïf, à acatalecte.
Pentamètre
Vers composé de cinq mètres.
Penthémimère
Vers ou fragment de vers long de deux pieds et demi. Baïf mentionne le penthémimère dactylique et le penthémimère iambique.
Péon
Pied élémentaire comprenant trois syllabes légères et une lourde. Selon la position de la syllabe lourde, on parle de péon premier (– ᴗ ᴗ ᴗ), second (ᴗ – ᴗ ᴗ), troisième (ᴗ ᴗ – ᴗ) ou quatrième (ᴗ ᴗ ᴗ –).
Péonique
voir crétique.
Phalécien
Vers de schéma (X X – ᴗ , ᴗ – ᴗ – , ᴗ –  –), analysé par Baïf comme un trimètre antispastique cadencé, et que les traités modernes analysent plutôt comme une base de deux syllabes suivie d’un dactyle et trois trochées.
Phérécratéen
Glyconique catalectique qui tient lieu de troisième vers dans la strophe asclépiade B (– – – ᴗ , ᴗ – –).
Pied élémentaire
Séquence d’au moins deux syllabes comportant un levé et un posé. L’iambe, le trochée, le dactyle etc. sont des pieds élémentaires.
Posé
Temps fort du pied, marqué par un ictus.
Priapien
Classiquement, on range sous ce terme un vers composé associant un glyconique et un phérécratéen. Chez Baïf, (chansonnette III-10), on ne trouve jamais le membre glyconique sous sa forme canonique, mais il présente, assez librement, plusieurs substitutions différentes.
Procéleusmatique
Pied élémentaire : ᴗ ᴗ ᴗ ᴗ.
Prosodiaque
Baïf qualifie ainsi un dimètre associant un ionique majeur et un choriambe, ou un choriambe et un ionique du mineur ; il étend l’appellation à un trimètre où se succèdent un ionique majeur, un choriambe et un ionique majeur, et même à un trimètre fondé sur l’ionique du mineur (ps. 30). Dans les traités modernes, le prosodiaque est analysé comme une suite de dactyles précédée d’une syllabe indifférente.
Prosodie
Partie de la grammaire qui traite de la quantité et de l’accent, en vue de la composition de vers.
Rebrisé
Vers ayant subi, par rapport à sa forme pure, la permutation d’une syllabe lourde et d’une syllabe légère. Baïf emploie ce terme dans la versification ionique (mètres de 6 temps), lorsque, par la vertu d’une telle permutation, apparaît un phénomène de « syncope » (anaclase, ou littéralement « brisure ») qui voit une syllabe lourde virtuellement partagée entre deux mètres. Le mètre anacréontique, en particulier, s’analyse comme un dimètre ionique du mineur rebrisé.
Rythme
Succession, régulière ou non, de levés et de posés.
Saphique, strophe
Forme strophique de quatre vers, extrêmement répandue, que Baïf analyse de la manière suivante : trois trimètres épichoriambiques cadencés (– ᴗ – X , – ᴗ ᴗ – , ᴗ – –), aussi dénommés hendécasyllabes saphiques, et un monomètre choriambique surcadencé (– ᴗ ᴗ – –), aussi connu sous le nom d’adonique. Quoique Baïf ne le mentionne pas dans le schéma qu’il donne au ps. 11 du psautier A, la quatrième syllabe de l’hendécasyllabe est indifférente.
Schéma métrique
Représentation abstraite de la structure d’un vers.
Scazon
Un vers, iambique ou trochaïque, est dit scazon (boiteux) lorsque sa finale – ᴗ X est remplacée par – – X
Spondée
Pied élémentaire : – –.
Substitution
Remplacement, au sein d’un vers, d’un pied élémentaire par un autre réputé équivalent.
Surcadencé
Vers qui compte, à la fin, une position syllabique supplémentaire. Equivaut, chez Baïf, à hypermètre.
Temps
Unité de mesure. Une syllabe légère vaut un temps, une syllabe lourde en vaut deux.
Tétramètre
Vers composé de quatre mètres.
Thésis
Posé.
Tribraque
Pied élémentaire : ᴗ ᴗ ᴗ.
Trimètre
Vers composé de trois mètres.
Trochaïque
Système de versification reposant sur le trochée. Il faut deux pieds trochaïques pour faire un mètre. Chez les Grecs, comme chez Baïf, les pieds impairs sont obligatoirements purs, alors que, dans les pieds pairs, le trochée peut être substitué, avant tout par un spondée.
Trochée
Pied élémentaire : – ᴗ.
Vers
Enoncé caractérisé par un schéma métrique, et occupant une ligne de texte.
X
Dans un schéma métrique, position indifférente.
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