Poésie

Histoire de la poésie

L’histoire de la poésie est celle de mouvements, cénacles, coteries, orphéons, chapelles : chefs de file, disciples, programmes, œuvres phares, revues ou maison d’édition (comme La muse française pour les romantiques, l’éditeur Lemerre pour le parnasse, Charpentier pour le naturalisme, etc.)
Pléiade
galants
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oulipo

Pieds

Strophes

Glossaire

Epique de Gilgamesh basé sur l’histoire du roi Gilgamesh en Mésopotamie (vers -2500).

Le plus ancien poème d’amour est un poème sumérien retrouvé sur une tablette de glaise et connu comme Istanbul #2461. Il était récité par une épouse du roi sumérien Shu-Sin (régnant entre -2037 et -2029).

La musique est indispensable pour rendre intéressant, et retenir un si long poème ; de plus elle sublime les actions racontées, les actes des hommes et des dieux prennent leur dimension mythique.

La civilisation qui inventa l’écriture fait mention de la musique sur ses tablettes d’argile ; des tableaux représentent les musiciens ; des instruments restent.

Avec les Épiques de Gilgamesh figurent l’Illiade (entre -850 et -750) et l’Odyssée (-8e siècle) grecques ainsi que les épiques sanscrits Ramayana and Mahabharata. Mahabharata et l’Épique tibétain du Roi César (12e siècle) furent les plus long poèmes rédigés.

Gathas 17 hymnes en ancien iranien textes sacrés et poétiques du zoroastrisme [Iran, Inde : Kurdistan iranien] (voire de Zoroastre lui-même).

La musique, d’abord vocale, marque le passage de la parole au religieux : elle rtansforme le son en vibration et offre une expérience mystique à tous ses interprètes et auditeurs.

deux épopées mythologiques sanscrits, fondamentaux de l’hindouisme et de la mythologie hindoue (entre -IIIe et IIIe) de Valmiki (Adi kavi, le premier poète) : Rāmāyaṇa (le parcours de Rāma) de 24.000 couplets, 48.000 vers et  Mahâbhârata (la grande Inde) vers ou śloka3 de 32 syllabes chacun, formant deux hémistiches de 16 anustubh, partagés eux-mêmes en deux demi-hémistiches de 8 pāda. Ce qui donne, pour un hémistiche : xxxxu–u-/xxxxu–u-(x=u ou -).

Clair travail poétique (ce doit être pour aller avec la musique)

Natya Shastra traité indien de Bharata Muni sur les arts performatifs (théâtre qui en est l’axe principal, danse pour l’expression, musique : gamme-consonnance-modes) écrits entre -200 et 200. Abhinavabharati commentaire par Abhinavagupta expliquant que le rasasutra de Bharata est en consonnance avec la théorie de l’ abhivyakti (expression) développée dans l’Anandavardhana’s (820-890) qui est Dhvanyaloka (« suggestion esthétique »), aussi bien que les principes de Pratyabhijna, philosophie du Kashmir. L’expérience esthétique est la manifestation des dispositions innées du soi (amour et peine).

Le sentiment se relie à l’esthétique, au performatif : ainsi toute disposition travaillée du sentiment porduira de l’art, donc le son travaillé en musique, ou le langage devenu poésie.

Al-Jahiz (781-868) écrivain arabe de littérature, polémiques politico-religieuses, théologien Mu’tazila (Dieu est parfait et éternel donc le Coran a été créé donc il peut être retrouvé par la raison). Biologiste proposant la chaîne alimentaire, l’évolution animale, la sélection naturelle, le déterminisme de l’environnement et la transmission de caractères innés. al-Bayan wa-‘l-tabyin, al-Hayawan Conférencier en grammaire, lexicologie, rhétorique, poétique. Abdullah ibn al-Mu’tazz (861-908) calife Abbaside pour un seul jour. Poète auteur d’une étude des formes poétiques arabes Kitab al-Badi, première œuvre arabe de théorie et critique littéraire.

Figure de savant oriental et médiéval : la religion semble contrôler toute la connaissance parce qu’elle donne une explication à chaque matière. La religion fait de la parole un récit et un accès au divin () Il en est exactement de même pour les mathématiques (arithmétique, géométrie, astronomie, musique.)

Shahnameh (Livre des rois, 977-1010) long poème épique national iranien de 60.000 vers faisant le lien entre le zoroastrisme et la Perse musulmane.

Les Quatre livres expriment les croyances et valeurs du confucianisme sélectionnés par Zhu Xi (1130-1200)de la dynastie Song : Grand apprentissage (un court texte de Confucius et 9 commengtaires de Zeng Zi), Doctrine des moyens (du petit-fils de Confucius), Analects (discours de Confucius ret se disciples), Mencius (longs dialogues de cet érudit)
Les Cinq classiques, commentés, compilés ou édités par Confucius (-551-479) lui-même : Classique de Poésie, Livre de Documents, Livre des Rites, Classique des Changements, Annales du Printemps et de l’Automne.

Epopée de Gesar (12e) prose et vers Aucassin et Nicolete (12th or 13th C) is an anonymous medieval French chantefable, or combination of prose and verse (literally, a « sung story », similar to a prosimetrum).

Oku no Hosomichi (La route étroite vers le grand nord) récit japonais de voyage en prose et vers, philosophique de 1689.

Kalevala collection de poésies épiques compilées au 19e par Elias Lönnrot du folklore et de la mythologie finlandais et karelien

ANTIQUITÉ

Aristote (-384–322) :

– épique (notre roman) : Homère
– lyrique (poésie au sens actuel) : Sappho, Pindare
– dramatique (notre théâtre)

ROME (IER S. AV. – IIE S. AP. J.-C.)

– épique : Virgile (Didon et Enée, Enéide, chant IV, De l’Enéide aux images)

– lyrique ou élégiaque : Horace, Tibulle, Properce, Ovide (La mort d’Adonis, Pirame et Thisbé, Les métamorphoses)

– poésie philosophique (Lucrèce) et satirique (Juvénal).

– théâtre : Tite-Live relate l’histoire de performances étrusques au -4e siècle, drame romain en -240 avec les pièces de Livius Andronicus ; comédies de Plaute, tragédies de Sénèque entraînent la littérature Latine.

MOYEN AGE

XIIE S.
poésie philosophique, épique (chanson de geste), dramatique et religieuse,

poésie lyrique d’expression française : troubadours et trouvères (amour parfait, fin’amor, chansons courtoises, légende arthurienne).

XIIIE – XVE S.

poésie lyrique personnelle se développe (Rutebeuf, et surtout François Villon).
également courant plus formaliste des « Grands Rhétoriqueurs » (seconde école rhétorique, virtuose, ample, surchargés de palindromes, acrostiche, fatras…) : anticipent l’esprit de la Renaissance.

TEMPS MODERNES

RENAISSANCE (XVIE S.)

– Ecole de Lyon (Maurice Scève, Louise Labé), nourrie d’influence italienne
– La Pléiade (1553), groupe de sept jeunes poètes nourris de culture grecque et latine, autour de Pierre Ronsard et Joachim du Bellay. Ils appliquent les principes édictés dans la Défense et illustration de la langue française (1549) : enrichissement de la langue et recherche de formes nouvelles, inspirées de l’Antiquité.

BAROQUE ET CLASSICISME (FIN XVIE S. – XVIIE S.)
Européen,

langue foisonnante et colorée : Le Tasse en Italie, Gongora en Espagne, Agrippa d’Aubigné, Théophile de Viau, Saint-Amant en France.

Concurrencé par les tenants d’une langue plus pure, représentés par François de Malherbe ; langue claire, classique de Boileau ou La Fontaine.

LUMIÈRES (XVIIIE S.)

La poésie des Lumières est une poésie d’idées, proche de la philosophie. Principale figure du siècle en France, André Chénier, continuateur des classiques, n’est véritablement découvert qu’au 19e s. par les romantiques.

XIXE S.
ROMANTISME (1820-1850)

Allemagne puis Angleterre et France (c. 1820).

Génération de poètes,marquée par la Révolution, les bouleversements politiques et sociaux, élabore une poésie nouvelle : sacrée, elle a pour mission le déchiffrement du monde et de l’histoire des hommes. Sentiments, exotisme, nature, spiritualité, histoire, mélancolie sont les sources auxquelles puise le poète romantique, devenu prophète.

Alphonse de Lamartine
Alfred de Vigny

Victor Hugo (1802-1885)

Le critique n’a pas de raison à demander, le poète n’a pas de compte à rendre. L’art n’a que faire des lisières, des menottes, des baîllons… (Victor Hugo, préface des Orientales, 1829)

« Est-ce donc la vie d’un homme ? Oui, et la vie des autres hommes aussi. Nul de nous n’a l’honneur d’avoir une vie qui soir à lui. Ma vie est la vôtre, votre vie est la mienne, vous vivez ce que je vis ; la destinée est une. Prenez donc ce miroir, et regardez-vous-y. On se plaint quelquefois des écrivains qui disent moi. Parlez-nous de nous, leur crie-t-on. Hélas! Quand je vous parle de moi, je vous parle de vous. Comment ne le sentez-vous pas? Ah! Insensé, qui crois que je ne suis pas toi! Ce livre contient, nous le répétons, autant l’individualité du lecteur que celle de l’auteur. Homo sum. Traverser le tumulte, la rumeur, le rêve, la lutte, le plaisir, le travail, la douleur, le silence ; se reposer dans le sacrifice, et, là, contempler Dieu ; commencer à Foule et finir à Solitude, n’est-ce pas, les proportions individuelles réservées, l’histoire de tous ? » (Introduction, Les Contemplations, 1830-1855)


Alfred de Musset
Gérard de Nerval.

PARNASSE (1866-1876)
Réaction au précédent, ce courant défend l’art pour l’art, dégagé de toute vertu ou utilité. Le but est la pure beauté formelle du poème.
Théophile Gautier et Théodore de Banville (précurseurs) ;
C.-M. Leconte de Lisle
José-Maria de Heredia
Sully Prudhomme

CHARLES BAUDELAIRE (1821-1867)

Héritier du romantisme et du parnasse, préfigure le Symbolisme

Refus du moral, goût pour les motifs contemporains, primauté de l’analogie et des sensations pour déchiffrer le monde (théorie des correspondances).

Le meilleur critique est un poète. Richard Wagner et Tannhäuser à Paris (8 avril 1861) Compte rendu de Richard Wagner du « Tannhäuser » à Paris Lettre de Charles Baudelaire à Richard Wagner Lettre de Richard Wagner à Charles Baudelaire Le Tannhaeuser (Franz Liszt, 18 mai 1849) Lohengrin et Tannhäuser (Franz Liszt, 1851) Stéphane Mallarmé – Divagations/Richard Wagner Souvenir (Villiers de L’Isle-Adam) Léon Tolstoï – Qu’est-ce que l’art ? Baudelaire et Mallarmé devant Richard Wagner

La musique souvent me prend comme une mer ! Vers ma pâle étoile, Sous un plafond de brume ou dans un vaste éther, Je mets à la voile; La poitrine en avant et les poumons gonflés Comme de la toile J’escalade le dos des flots amoncelés Que la nuit me voile ; Je sens vibrer en moi toutes les passions D’un vaisseau qui souffre ; Le bon vent, la tempête et ses convulsions Sur l’immense gouffre Me bercent. D’autres fois, calme plat, grand miroir De mon désespoir ! Baudelaire – La Musique (Les Fleurs du mal – Spleen et Idéal)

poésie en prose

Chateaubriand : Les Martyrs (1809) épopée en prose

traduction en prose des textes mythiques d’Ossian et poèmes étrangers ou anciens,

Chansons madécasses d’Évariste Parny (1787),

La Guzla de Mérimée (1827),

Le Centaure (1836) de Maurice de Guérin, La Bacchante (1862) ;

Xavier Forneret publie Vapeurs en 1838 un recueil au titre exemplaire,

Jules Lefèvre-Deumier – Le Livre du promeneur en 1854

Gaspard de la Nuit (1842) d’Aloysius Bertrand

Mallarmé, Rimbaud dans les Illuminations, Tristan Corbière, Charles Cros.

prose poétique : Xavier Forneret, Maurice de Guérin,

cinquième promenade rousseauiste du rêveur solitaire au bord du lac,

Spleen de Paris de Baudelaire.

SYMBOLISME (1870-1890)
S’oppose au Parnasse et au naturalisme.

Valeur suggestive et interprétative de la poésie. Essence musicale du langage, dépassant la représentation réaliste. Objets, sentiments, idées sont évoqués au moyen d’images et d’analogies, qui suggèrent plus qu’elles ne décrivent, allant parfois jusqu’à l’hermétisme.

Paul Verlaine

Stéphane Mallarmé (1842-1898)

Boulez – Pli selon pli (1957-1990)
d’après Mallarmé, chaque partie reprend un poème, le titre vient de Remémoration d’amis belges que boulez n’emploie qu’indirectement (Comme furtive d’elle et visible je sens / Que se dévêt pli selon pli la pierre veuve).

Le premier mouvement reprend le début de son poème, le dernier de sa fin, et Boulez extrait des parties dans l’œuvre.

1. Don – d’après le poème intitulé Don du poème
2. Improvisation sur Mallarmé I – d’après le sonnet « Le vierge, le vivace et le bel aujourd’hui
3. Improvisation sur Mallarmé II – d’après le sonnet « Une dentelle s’abolit… »
4. Improvisation sur Mallarmé III – d’après le sonnet « A la nue accablante tu… »
5. Tombeau – d’après le sonnet qui porte ce titre.

Rimbaud (1854-1891)
Lettre du voyant

Monsieur Georges Isambart, professeur
27, rue de l’Abbaye-des-champs,
à Douai,
Nord.

Charleville, 13 mai 1871.

Cher Monsieur !

Vous revoilà professeur. On se doit à la Société, m’avez-vous dit ; vous faites partie des corps enseignants : vous roulez dans la bonne ornière. − Moi aussi, je suis le principe : je me fais cyniquement entretenir ; je déterre d’anciens imbéciles de collège : tout ce que je puis inventer de bête, de sale, de mauvais, en action et en parole, je le leur livre : on me paie en bocks et en filles. − Stat mater dolorosa, dum pendet filius.  − Je me dois à la Société, c’est juste, − et j’ai raison. − Vous aussi, vous avez raison, pour aujourd’hui. Au fond, vous ne voyez en votre principe que poésie subjective : votre obstination à regagner le râtelier universitaire, − pardon! − le prouve ! Mais vous finirez toujours comme un satisfait qui n’a rien fait, n’ayant voulu rien faire. Sans compter que votre poésie subjective sera toujours horriblement fadasse. Un jour, j’espère, − bien d’autres espèrent la même chose, − je verrai dans votre principe la poésie objective, je la verrai plus sincèrement que vous ne le feriez ! − Je serai un travailleur : c’est l’idée qui me retient, quand les colères folles me poussent vers la bataille de Paris − où tant de travailleurs meurent pourtant encore tandis que je vous écris ! Travailler maintenant, jamais, jamais; je suis en grève.
Maintenant, je m’encrapule le plus possible. Pourquoi ? Je veux être poète, et je travaille à me rendre voyant : vous ne comprendrez pas du tout, et je ne saurais presque vous expliquer. Il s’agit d’arriver à l’inconnu par le dérèglement de tous les sens. Les souffrances sont énormes, mais il faut être fort, être né poète, et je me suis reconnu poète. Ce n’est pas du tout ma faute. C’est faux de dire : Je pense : on devrait dire : On me pense. − Pardon du jeu de mots. −
Je est un autre. Tant pis pour le bois qui se trouve violon, et nargue aux inconscients, qui ergotent sur ce qu’ils ignorent tout à fait !
Vous n’êtes pas Enseignant pour moi. Je vous donne ceci : est-ce de la satire, comme vous diriez ? Est-ce de la poésie ? C’est de la fantaisie, toujours. − Mais, je vous en supplie, ne soulignez ni du crayon, ni − trop − de la pensée :
LE CŒUR SUPPLICIÉ

Mon triste cœur bave à la poupe …

Ça ne veut pas rien dire. − RÉPONDEZ-MOI : chez M. Deverrière, pour A. R.

Bonjour de cœur,

Art. Rimbaud.

XXE – XXIE S.
Apports d’autres disciplines qui expliquent et forgent la poésie : linguistique, psychanalyse, informatique ; abolition des frontières entre les arts.

Musique : psychologie de la musique de Schœnberg

L’ « ESPRIT NOUVEAU » (1910-1918)
Fin de siècle … puis début de siècle avec les « poètes de Dieu » Charles Péguy et Paul Claudel,

Musique : Poulenc

Poésie nouvelle d’exploration scriputale, plastique ehtnologique (exotisme), surréalisme

Musique : Satie

GUERRE

La guerre et l’échec des valeurs de l’ancien monde, les crises politiques raniment le lien entre poésie et action. Dans toute l’Europe, des avant-gardes entreprennent d’exprimer par l’art la recherche d’un nouveau rapport au monde. A Zurich, poètes, peintres, sculpteurs dadaïstes (1916-1919) se réunissent autour de Tristan Tzara, pour inventer un langage poétique total et contestataire, un art complet qui soit aussi un mode de vie.
A leur suite, les surréalistes (1919-1939), en Espagne (génération de 27), en Belgique, en Europe centrale, en France derrière André Breton, poursuivent en la théorisant cette entreprise de rénovation de la poésie. Fascinés par l’insolite (beauté du quotidien, du monde urbain, mythologie, arts primitifs), ils recherchent, en explorant l’ensemble des arts (ex: Max Ernst et Magritte), une beauté née de l’étonnement et de la surprise. Les mots sont « libérés » dans l’écriture automatique : détournés de leur usage utilitaire, associés de manière inattendue, ils révèlent le merveilleux moderne.

VOIX PERSONNELLES …
Valéry : persistance d’une veine classique héritière de Mallarmée

Musique : Groupe des Six, Poulenc, néo-classicisme

lyrisme d’Éluard, Jean Lurçat, Aragon ; fragment, archipel de René Char.

René Char (1907-1988) : « ce labeur de ramassage n’ajoute pas deux gouttes de pluie à l’ondée, deux pelures d’orange de plus au rayon de soleil qui gouvernent nos lectures. » (cité dans HEIDEGGER, Martin : Essais et conférences, Gallimard, Paris, 1958.) Le critique n’a pas de raison à demander, le poète n’a pas de compte à rendre. L’art n’a que faire des lisières, des menottes, des baîllons… (Victor Hugo, préface des Orientales, 1829)

Le Marteau Sans Maître, 1934 – René Char

Commune présence

Tu es pressé d’écrire,
Comme si tu étais en retard sur la vie.
S’il en est ainsi fais cortège à tes sources.
Hâte-toi.
Hâte-toi de transmettre
Ta part de merveilleux de rébellion de bienfaisance.
Effectivement tu es en retard sur la vie,
La vie inexprimable,
La seule en fin de compte à laquelle tu acceptes de t’unir,
Celle qui t’est refusée chaque jour par les êtres et par les choses,
Dont tu obtiens péniblement de-ci de-là quelques fragments décharnés
Au bout de combats sans merci.
Hors d’elle, tout n’est qu’agonie soumise, fin grossière.
Si tu rencontres la mort durant ton labeur,
Reçois-là comme la nuque en sueur trouve bon le mouchoir aride,
En t’inclinant.
Si tu veux rire,
Offre ta soumission,
Jamais tes armes.
Tu as été créé pour des moments peu communs.
Modifie-toi, disparais sans regret
Au gré de la rigueur suave.
Quartier suivant quartier la liquidation du monde se poursuit
Sans interruption,
Sans égarement.

Essaime la poussière
Nul ne décèlera votre union.

Boulez – Le marteau sans maître (1955) contralto et six instruments (alto, flute, viola, guitar, vibraphone, et percussion)
1. Avant « l’artisanat furieux »
2. Commentaire I de « bourreaux de solitude »
3. « L’artisanat furieux »
4. Commentaire II de « bourreaux de solitude »
5. « Bel édifice et les pressentiments », version première
6. « Bourreaux de solitude »
7. Après « l’artisanat furieux »
8. Commentaire III de « bourreaux de solitude »
9. « Bel édifice et les pressentiments »

D’autres restent délibérément en marge :
Jules Supervielle
Pierre-Jean Jouve
Saint-John Perse.

APRÈS-GUERRE : EXPÉRIENCES (1945-1970) …

Disparition des grands mouvements.

Oulipo de Raymond Queneau, avec contraintes volontaires et jeux de stimulation.

retour au simple de Prévert ; poèmes-objets de Breton et jeux de formule de Francis Ponge (Le Parti pris des choses rend compte des objets de manière rigoureuse, emploie les sciences expérimentales).

André Breton - Poème Objet (1935)

André Breton – Poème Objet (1935)

André Breton - Poème Objet (1941)

André Breton – Poème Objet (1941)

    Lorsque le sucre élaboré dans les tiges surgit au fond des fleurs, comme des tasses mal lavées, – un grand effort se produit par terre tous les Papillons tout à coup prennent leur vol.
Mais comme chaque chenille eut la tête aveuglée et laissée noire, et le torse amaigri par la véritable explosion d’où les ailes symétriques flambèrent,
Dès lors le papillon erratique ne se pose plus qu’au hasard de sa course, ou tout comme.
Allumette volante, sa flamme n’est pas contagieuse. Et d’ailleurs, il arrive trop tard et ne peut que constater les fleurs écloses. N’importe : se conduisant en lampiste, il vérifie la provision d’huile de chacune. Il pose au sommet des fleurs la guenille atrophiée qu’il emporte et venge ainsi sa longue humiliation amorphe de chenille au pied des tiges.
Minuscule voilier des airs maltraité par le vent en pétale superfétatoire, il vagabonde au jardin.

Ponge – « Le Papillon », Le parti-pris des choses, 1942.

EXTENSIONS

poètes Prix Nobel (institutionnalisation, aussi de la musique)

Chansons françaises ou de colonisés.

POÉSIE NUMÉRIQUE (1985-…)

Inspirée de (OuLIPo). 1958 : poésie générative (combinatoire avec Jean-Pierre Balpe) ; poésie animée (visuelle, sonore, interactive avec le groupe L.A.I.R.E.).

The Lied, Art Song, and Choral Texts Archive

powerpoint Musique vocale

powerpoint Langue et Prosodie (voyelles, consonnes, accents)

powerpoint suite

Histoire de la musique (source : Norton College)

cénacles, coteries, orphéons, chapelles : chef de fil, disciples, programmes, œuvres phares, reuve ou maison d’édition (comme /i La muse française pour les romantiques, l’éditeur Lemerre pour le parnasse, Charpentier pour le naturalisme)
Pléiade
galants
baroque
classicisme
romantiques
réalismes
parnassiens
naturalistes
symbolisme
surréalisme
engagement sartrien
lettrisme
nouveau Roman
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