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Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage, sonnet de Joachim du Bellay (1522-1560)

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sonnet, Les Regrets (Rome, 1553-1557 ; publié à son retour en 1558).

Rimabaud regrettera « l’Europe aux anciens parapets », à travers le lieu : l’histoire.

Chez du Bellay, les regrets du pays remplacent les regrets de l’aimé(e). Regrettons les regrets pour Hélène des Sonnets de Ronsard avec qui du Bellay participera au mouvement La Pléiade.

Ce poème a tant fait pour la gloire du héros exilé. C’est en fait sur l’empathie du condamné qu’il repose ; du Bellay se focalise sur les circonstances atténuantes aux massacres sournois de tous les prétendants que commettra Ulysse déguisé en mendiant (ici encore, occasion d’une circonstance atténuante : Ulysse a qui l’on accorde pas l’assistance a bien le droit au crime, encore plus sous SON toit).

Homère garde l’aura du génie indépassable, c’est notamment parce que Homère rhapsodie sans limiter son récit à la louange d’un camp. Les Dieux trichent, grecs et troyens sont trop humains.

Le roi Rhésos, allié d’Hector, fils de l’enfantement de la muse Clio par le fleuve Strymon qu’elle franchit, devait vaincre tous les Grecs s’il survivait à sa première nuit en Troade. Homère le fait égorger dans son sommeil par Ulysse, admis au camp troyens après avoir torturé Dolon pour le mot de passe « Phoibos ».

Ulysse pille les temples, assasine, fait lapider  sur de fausses charges Palamène.

Homère rhapsodie. L’Odyssée n’est une vengance que pour un camp : la Troie posédionnienne, elle n’est un purgatoire expiatoire que pour l’autre : la Grèce du Bellayenne pour qui l’empahie, la souffrance autorise la vengeance meutrière. C’est bien le seul moyen de tirer une morale sauve d’un incompréhension d’Homère.

Le stream of consciousness de Joyce retrouve la rhapsodie intersubjective

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Catégories :Poésie, Théâtre Étiquettes : , , , ,